Guillaume Belgy : 17 Ironman et une détermination sans limite

Publié le 27/03/2026 à 16h31

Depuis plusieurs années, Assur-Travel s’engage dans l’univers du sport, notamment en soutenant Guillaume Belgy. À 38 ans, cet athlète passionné a été sacré champion de France 2025 de triathlon longue distance dans sa catégorie d’âge.
Nous sommes allés à sa rencontre pour découvrir son parcours, sa passion pour le triathlon et ce qui le pousse à se dépasser à chaque compétition.

Guillaume, vous avez plus de 17 Ironman à votre actif. Qu’est-ce qui vous pousse, encore aujourd’hui, à prendre le départ de ces épreuves si extrêmes ?

Chaque épreuve est avant tout une aventure. On y va pour puiser au plus profond de soi-même.

Car l’Ironman est autant un défi mental qu’un défi physique : il pousse à explorer ce qui nous anime, à se confronter à soi-même.

On cherche à savoir comment on va réagir à une situation à laquelle on n’est pas préparés ou à laquelle le corps va s’adapter.

Les premiers c’était la découverte, maintenant c’est l’amélioration constante.

Appréhender avec une assurance de réussir quelque chose, mais j’ai besoin de ce petit truc qui fait kiffer.

Pas de 18ème de prévu pour le moment (uniquement des half iron-man) mais c’est à l’envie.

Nous étions 13 Niorthais l’année dernière à l’Ironman des sables d’Olonne où 2500 personnes s’étaient inscrites). Lors de la qualification aux mondiaux nous étions également 2 500 personnes.

Certains bouclent l’épreuve en 8h15–8h30, d’autres en 15h00–16h00 : l’essentiel reste le dépassement de soi.

Votre point fort historique est le cyclisme. Comment avez-vous réussi à équilibrer les deux autres disciplines, c’est-à-dire la natation et la course à pied ?

Historiquement, j’ai pratiqué le vélo dans ma jeunesse. J’ai ensuite découvert la course à pied en même temps que le triathlon, une discipline dans laquelle j’ai rapidement révélé de solides qualités, avec un record de 2h24 sur marathon. Bien que je m’y sois mis tardivement, ma progression a été rapide.

La natation c’est beaucoup de travail car c’est très technique.

L’année dernière j’ai participé à une compétition de 10 km en eau libre, de nuit, en Charente…Les copains m’ont demandé de venir surtout pour partager le moment avec eux.

Chacun a sa propre performance, mais nous avons tous la même envie : nous dépasser. Au final, ce qui compte, c’est ce dépassement de soi, la fierté d’aller au bout, et le plaisir de partager cela ensemble. Il n’y a pas d’esprit de compétition entre nous, plutôt du soutien.

En revanche, lors des championnats du monde, l’approche est différente : là, je n’ai clairement pas envie de laisser les autres passer.

A quoi vous pensez dans les moments les plus durs ? Qu’est-ce qui vous motive, et qui arrive à vous faire tenir ?

Parfois, je me dis : « Tu es exactement là où tu as envie d’être. »
Alors, je vais chercher cette limite, avec l’envie de la repousser toujours un peu plus loin.
Il faut se battre, sortir de sa zone de confort, tout donner et aller puiser dans les dernières ressources mentales. Dans ces moments-là, le corps voudrait s’arrêter, mais c’est le mental qui prend le relais.
Il m’arrive de penser : « Vite, il faut que ça s’arrête. » Mais je sais aussi que cette souffrance est temporaire, qu’elle disparaîtra une fois la ligne d’arrivée franchie. Je me projette déjà vers cet instant, en imaginant la fierté immense d’avoir été au bout.
Le plus dur au final ce n’est pas l’ironman en lui-même, c’est la préparation des 2-3 mois avant.
C’est se lever à 6h00 du matin pour s’entraîner, enchaîner les séances le midi ou le week-end, passer 5 heures sur le vélo avant de poursuivre avec la course à pied.
Tout cela, je le fais pour être prêt le jour J. Et au fond, c’est ça la véritable récompense. Ce sera le moment le plus dur, le plus intense, mais aussi l’aboutissement de tout le travail accompli. Alors je me dis : « Ça y est, on y est enfin. »

Vous êtes Data Analyst dans la vie professionnelle et père de deux enfants. Comment parvient-on à caler 15 à 20 heures d'entraînement hebdomadaires dans un emploi du temps déjà bien chargé ?

J’ai la chance d’habiter en centre-ville de Niort, à seulement cinq minutes de mon travail et de la piscine, ce qui facilite grandement mon organisation.
Le matin, de 6h00 à 7h00, je fais du vélo. Cela me permet ensuite de rentrer à temps pour prendre le petit-déjeuner avec mes enfants. Le midi, j’enchaîne avec une séance d’une heure, soit en natation, soit en course à pied.
J’essaie de préserver mes soirées pour les consacrer à ma famille. En revanche, lors des grosses phases de préparation, notamment pour un Ironman, je prends parfois quatre à cinq après-midis de congés lors de la phase de préparation (qui dure de 4 à 5 semaines) afin de réaliser de longues sorties en semaine. Et le week-end, c’est là que j’intensifie le plus la charge d’entraînement.

Nous avons lancé le produit « Sports protect », est-ce que ces notions de prévention et de protection c ’est important quand on a une carrière sportive comme vous, car vous pouvez être blessé, peut-être vous retrouver à devoir annuler une course ?

C’est toujours difficile de devoir annuler une course à cause d’une blessure en pleine préparation. Mais avec le recul, on se rassure en se disant que tout le travail accompli n’est pas perdu.
Par exemple, lors du semi-marathon de Barcelone, je suis tombé malade. J’ai tout de même pris le départ avec un ami qui courait dans une autre catégorie. Je me suis adapté, en abordant la course différemment.
Je suis également accompagné par un coach qui me guide très bien. Dès qu’un signal apparaît, nous savons lever le pied rapidement. Et lorsque l’entraînement est bien calibré, les blessures restent rares.

C’est toujours difficile de devoir annuler une course à cause d’une blessure en pleine préparation. Mais avec le recul, on se rassure en se disant que tout le travail accompli n’est pas perdu.
Par exemple, lors du semi-marathon de Barcelone, je suis tombé malade. J’ai tout de même pris le départ avec un ami qui courait dans une autre catégorie. Je me suis adapté, en abordant la course différemment.
Je suis également accompagné par un coach qui me guide très bien. Dès qu’un signal apparaît, nous savons lever le pied rapidement. Et lorsque l’entraînement est bien calibré, les blessures restent rares.

Quels sont les prochains grands défis ? Combien de courses vous faites sur l’année ?

Mon calendrier débute début mai avec le triathlon de Lacanau. Je poursuis ensuite avec un half Ironman à Châtelaillon, près de La Rochelle, où je me rapproche du podium et où je vais tout faire pour y monter.
Je participerai également à un triathlon T24 en équipe sur l’Île de Ré. Le principe : pendant 24 heures, nous nous relayons entre natation (4 à 6 heures), vélo (12 à 13 heures) et course à pied (6 à 7 heures). Chacun apporte sa performance au collectif, avec un véritable esprit d’équipe pour aller chercher le meilleur classement possible.
Au total, j’ai prévu six à sept courses entre mai, juin et début juillet, puis une nouvelle série en septembre et octobre.

Il y a des courses prévues à l’étranger ?

Cette année, je reste concentré sur des épreuves dans le Grand Ouest.
À l’international, j’ai déjà eu la chance de participer à deux reprises à l’Ironman d’Hawaï, lors des championnats du monde. J’ai également pris le départ de l’Ironman de Mont-Tremblant, au Canada, ainsi que de l’Ironman de Cozumel, au Mexique. Ce sont des destinations absolument magnifiques.
Le triathlon me permet aussi de voyager : c’est l’occasion de prolonger le séjour et de faire du tourisme, comme à Hawaï où je suis resté avec ma famille. On découvre de nouvelles cultures, et cela permet de sortir du quotidien.
Assur-Travel confirme ainsi sa volonté d’accompagner les sportifs avec des solutions d’assurance adaptées à leurs pratiques en développant le produit « Sports protect ».

Photo de Arnaud Gerard

Auteur : Arnaud Gérard

Ancien responsable régional du Grand-Ouest chez Europ Assistance, il a créé Assur-Travel avec Philippe Munier en 2004.

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