Partir étudier au Canada : découvrez le guide complet

Publié le 26/06/2020 à 11h08 et mis à jour le 09/11/2020 à 10h12

En moyenne, le Canada accueille chaque année 130 000 nouveaux étudiants étrangers. Parmi ceux-ci, pas moins de 10 000 jeunes Français. Une attractivité qui s’explique de multiples façons. Premièrement, le Canada est reconnu pour sa qualité de vie, qui le place en tête des pays où il est le plus agréable d’étudier. Deuxièmement, sa proximité avec les Etats-Unis représente un « plus » indéniable. Enfin, ce grand pays est réputé pour la qualité de son enseignement. Toutefois, si vous vous considérez prêt à fouler le gazon impeccable des campus canadiens, sachez que s’expatrier, ne serait-ce que pour quelques années, n’est pas une démarche anodine. Pour tout savoir avant de vous lancer, suivez notre guide.

Quelles formalités sont nécessaires pour étudier au Canada ?

Obtenir un passeport valide et un AVE

Pour les étudiants francophones qui désirent s’expatrier, le Québec représente une bonne option. Cette province est bilingue, et le Premier Ministre canadien n’hésite pas à encourager les étudiants étrangers à venir s’y épanouir. Mais attention : cela ne signifie pas que l’on y rentre « comme dans un moulin ». Avant de pouvoir vous y rendre, vous devrez d’abord posséder un passeport valide. Car contrairement à certaines idées reçues, le simple fait d’être de nationalité française ne vous permettra pas d’aller et venir au Québec sans visa. Si vous désirez vous rendre dans le pays en tant que touriste avant d’y emménager, en plus d’être en possession d’un passeport valide, vous devrez effectuer les démarches pour obtenir l’AVE (Autorisation de Voyage Electronique). Cette dernière ne coûte que 7 dollars canadien et s’obtient en général facilement.

Postuler dans une université canadienne

La seconde étape de vos démarches consistera à postuler dans une université canadienne. Pour ce faire, vous pouvez passer par le bureau des relations internationales de votre faculté, ou bien vous lancer de votre côté. Si vous choisissez une université anglophone, sachez qu’il vous faudra réussir un test destiné à évaluer votre niveau d’anglais. Vous devrez impérativement postuler dans un EED, c’est-à-dire un « Établissement d’Enseignement Dédié ». Munissez-vous de patience, car ces démarches doivent en moyenne s’effectuer un an avant votre départ. Et si vous désirez étudier au Canada pendant plus de six mois, il vous faudra aussi obtenir un Permis d’Études. Vous devrez en faire la demande au gouvernement canadien. Comme la plupart des démarches évoquées dans ce guide, celle-ci peut se faire directement en ligne. Les pièces à fournir ? Un scan de votre passeport, une preuve de votre acceptation dans un EED, un relevé de compte prouvant que vous disposez d’au moins 11 500 dollars par an (hors frais de scolarité), et un certificat prouvant votre bon état de santé. Si vous choisissez d’étudier au Québec, vous devrez en outre disposer d’un CAQ (Certificat d’acceptation au Québec).

Souscrire à une assurance et trouver un logement

Passées ces étapes administratives, il faudra que vous souscriviez à une assurance-maladie. Cette démarche est obligatoire si vous souhaitez étudier au Canada. Dans tous les cas, sachez que les frais médicaux canadiens sont très onéreux, et que vous ne pourrez donc pas vous passer de ce type d’assurance. Elle permettra aussi, le cas échéant, de vous rapatrier à moindre frais. Vous devrez également vous trouver un logement sur place, et même si l’option « cité universitaire » est la moins onéreuse, sachez que les places sur les campus ont tendance à s’arracher, et qu’il est préférable de vous y prendre le plus tôt possible. Pour un tel logement étudiant, comptez en moyenne 3 500 euros par an, avec des pics à 5 000 euros pour les établissements les plus côtés. Si vous préférez vivre en colocation, vous pouvez consulter des sites comme Craigslist, ou certaines pages Facebook. Un tel logement vous coûtera en moyenne 350 euros par mois.

Les spécificités de l’enseignement canadien

Une offre extrêmement variée de formations

Au Canada, vous rencontrerez une offre extrêmement variée de formations universitaires. En 2020, on compte pas moins de 10 000 programmes, du premier au troisième cycle. En comparaison avec la France, ce choix est tel qu’il pourra vous donner le tournis. La raison ? Chaque université est libre de déterminer son propre programme, tant que celui-ci est validé par le Ministère de l’Éducation de la province dont elle dépend. Cette variété alléchante se double d’une grande rigueur dans l’enseignement des programmes. Au Canada, l’enseignement supérieur est pris très au sérieux, et la qualité de l’enseignement s’accompagne d’une demande d’implication maximale en provenance des étudiants. Conclusion ? Inutile de choisir ce pays si vous n’êtes pas prêt à vous investir à 100 % dans vos études.

Quels sont les diplômes canadiens et leurs particularités ?

De nombreux étudiants étrangers choisissent le Canada pour ses formations universitaires en lien avec les nouvelles technologies, le commerce, l’industrie ou les arts. Mais quel que soit votre domaine d’études, sachez que tous les diplômes obtenus au Canada sont officiellement reconnus dans le monde entier. Ces diplômes sont de mêmes types dans toutes les universités, même si ces dernières sont, par ailleurs, totalement autonomes. Ainsi, il est possible d’obtenir un « bachelor » , ou « baccalauréat québécois » (l’équivalent de notre licence) en trois ou quatre années, mais aussi un master (ou maîtrise) en deux années, ou encore un doctorat (Ph.D) en trois à cinq années. Sachez en outre que le système canadien, comme son homologue européen depuis la mise en place du LMD, est basé sur un système de crédits. Le fait de « capitaliser » ces derniers vous permettra d’obtenir votre diplôme. À titre d’exemple, si vous désirez repartir avec un Baccalauréat québécois en poche, vous devrez obtenir 90 crédits.

Des méthodes d’enseignement innovantes

Le Canada est l’un des leaders mondiaux en termes d’innovations dans les méthodes d’enseignement. Si « l’apprentissage par problèmes », la « classe inversée », la « pédagogie participative », ou encore la « formation mixte » ne vous disent rien, attendez-vous à de bonnes surprises. De nombreuses universités canadiennes proposent des cursus hybrides, dans lesquels s’entremêlent l’enseignement classique et les nouvelles technologies. Le but ? Offrir un maximum de débouchés aux étudiants, et les préparer à un monde du travail en plein bouleversement. Ces approches novatrices font partie des raisons pour lesquelles de nombreux étudiants étrangers se tournent vers le Canada. On y accorde en outre une place prépondérante aux projets étudiants, ainsi qu’à l’enseignement à distance ou aux « cours virtuels ».

La vie quotidienne au Canada

Se loger lorsqu’on est un étudiant étranger au Canada

Une fois accepté dans une université canadienne, le temps est venu de vous installer sur place. Dans la plupart des cas, les étudiants francophones choisissent de suivre leur cursus à Montréal, cité multiculturelle et bilingue, réputée pour ses hivers enneigés, la passion de ses habitants pour le hockey sur glace, sa bonne humeur et sa qualité de vie. Mais quelle que soit la ville pour laquelle vous avez opté, voici quelques éléments à connaître sur la vie quotidienne au Canada. Tout d’abord, sachez que les logements sur les campus sont très sécurisés. La quasi-intégralité des résidences y proposent des cuisines, salles de bain et laveries communes. C’est donc la solution à privilégier… Si toutefois vous parvenez à obtenir une place. Dans le cas contraire, comme mentionné précédemment, l’idéal est de vous trouver une chambre dans une colocation. Une façon de vivre extrêmement répandue au Canada, comme dans toute l’Amérique du Nord. Lorsque vous consulterez les annonces, sachez que les logements y sont décrits en fonction de leur nombre de pièces. La salle de bain est comptée comme demi-pièce. Et surtout, n’oubliez pas de vérifier si le loyer inclus les charges, dont les frais de chauffage… Dans le cas contraire, vous risquez de vous mordre les doigts lorsque l’hiver arrivera, puisque les températures peuvent y descendre jusqu’à – 40 degrés.

Le vol et les premiers pas lorsqu’on arrive au Canada

Un billet d’avion aller-retour entre Paris et Montréal coûte en moyenne 550 euros. Pour Vancouver, comptez environ 200 euros supplémentaires. Le décalage horaire avec Montréal est de 6 heures, tandis qu’à Vancouver, il est de 9 heures. Une fois que vous aurez atterri, l’une des premières choses à faire sera de souscrire à un abonnement mensuel pour les transports en commun. Ce dernier vous coûtera une cinquantaine d’euros, soit 70 dollars canadiens. Si vous désirez vous déplacer à l’intérieur du territoire canadien, il sera préférable de privilégier l’avion, moins écologiques, mais assez abordable et surtout beaucoup plus rapide que les moyens concurrents. Autre formalité à accomplir dès votre arrivée : vous assurer que votre logement, étudiant ou non, dispose d’une connexion WiFi. Cela vous permettra de rester en contact avec vos proches en France, mais aussi de nouer des liens dans votre pays d’accueil, via des applications comme WhatsApp ou Skype. Enfin, concernant le téléphone, un abonnement coûte en moyenne 20 dollars par mois.

En règle générale, sachez qu’en comparaison avec la France, la vie est plus abordable au Canada, et particulièrement à Montréal. Alors, si vous êtes prêt à sauter le pas, juste un dernier conseil : attendez d’être sur place pour vous procurer des bottes résistantes et un manteau épais. Vous ferez forcément de meilleures affaires qu’en France.

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