Mission humanitaire : quelle association choisir pour partir ?

Publié le 13/03/2020 à 09h20 et mis à jour le 09/11/2020 à 15h34

Lutte contre la faim, protection de l’environnement, défense des droits de l’homme, développement communautaire, la liste des causes humanitaires est longue. Chaque année, des milliers de voyageurs décident de se lancer dans l’aventure du voyage solidaire. Mais quelle association choisir pour une expérience réussie ?

Quelles sont les grandes associations de mission humanitaire ?

En France, une grande diversité d’ONG occupent le terrain humanitaire. Présentes à l’international, ces associations mettent en place des programmes humanitaires sur plusieurs continents. Parmi elles, la Croix-Rouge entend faire respecter le droit International humanitaire, l’UNICEF lutte pour la santé, l’éducation et la protection des enfants, Amnesty International pour les droits de l’homme, etc.

Cependant, même si l’ensemble des organismes restent assez généralistes, d’autres ONG et associations demandent des compétences bien spécifiques afin de pouvoir participer au programme humanitaire. Médecins sans Frontières et Médecins du Monde, qui interviennent après des catastrophes naturelles et humanitaires, ont notamment besoin d’infirmiers et de médecins. C’est également le cas pour les associations de défense des animaux qui recherchent le plus souvent des soigneurs animaliers ou vétérinaires afin de compléter leurs équipes. Devoir former une personne, sans connaissances du milieu, leur demanderait beaucoup trop de temps et d’énergie. C’est pourquoi les profils ayant déjà de l’expérience ont souvent plus de chance d’intégrer une telle ONG.

Mais il existe également de bien plus petites associations qui ont aussi besoin de renfort. De nombreuses petites associations françaises agissent sur le plan international. Celles-ci sont visibles via des sites internet ou se font connaître lors de grands événements comme des festivals ou des conférences.

Une autre solution consiste à passer par des organismes de mise en relation entre voyageurs et associations à l’étranger. Dans ce cas, les missions sont déjà organisées et il ne reste plus qu’à s’inscrire. C’est notamment le cas d’organismes comme Project Abroad. Seul point négatif : les voyages humanitaires de certains organismes coûtent chers et il peut être parfois compliqué de s’assurer du sérieux des associations ciblées.

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Sous quel statut partir en mission d’aide humanitaire ?

Bénévolat, volontariat, stage, emploi ? Quelques questions doivent être posées avant de s’investir dans une cause solidaire. Choisir parmi toutes cette multitude d’associations et missions humanitaires est compliqué et il est important de bien connaître toutes les spécificités avant de s’engager.

ONG ou association, quelle est la différence ? En France, aucune distinction juridique n’est faite entre l’ONG et l’association. L’ONG est avant tout une association à vocation humanitaire, social ou environnemental portée à l’échelle internationale. Elle est ainsi reconnue à l’étranger et utilise son influence sur le plan politique grâce aux programmes de plaidoyer. Le terme « association » désigne plus couramment les organismes agissant à l’échelle locale et/ou nationale axées vers toutes sortes de domaines (artistiques, sportifs, sociaux, etc). L’ONG et l’association ont donc le même statut juridique. Il est possible de réaliser des missions bénévoles dans chaque type d’organisme.

Cependant, dans chaque association, ou ONG, différents statuts permettent de participer à une mission humanitaire. Les participants peuvent être bénévoles, volontaires, en stage, ou encore employés par l’organisme. Encore une fois, le volontariat et le bénévolat ne sont pas différenciés à l’international. Pourtant en France, le bénévolat est considérée comme une action non rémunérée, contrairement au volontariat qui lui, fait l’objet d’une indemnisation. Des missions de volontariat sont notamment disponibles via le service civique national (pour les jeunes entre 16 et 26 ans), le volontariat international (de 18 à 28 ans) ou le Service Volontaire International (sans limite d’âge).

Les missions de bénévolat, elles, sont une façon d’offrir son temps, sans système de rémunération en échange. Parfois, les missions bénévoles peuvent même être payantes. Une réalité de plus en plus présente au sein des organismes. Le prix est alors justifié par les frais d’hébergement et de nourriture le temps de la mission. Il faut également penser à débourser le prix des billets d’avion pour rejoindre la cause.

Aucun statut n’est mieux qu’un autre. À chaque voyageur d’estimer son temps, son argent et ses convictions.

Comment reconnaître une bonne ONG ?

Face à l’offre importante de missions humanitaires, de nombreux voyageurs se perdent et les arnaques ne sont parfois pas très loin. Le plus important est de ne pas se précipiter avant de s’engager et de bien analyser les différentes caractéristiques de l’association que vous avez dans le viseur.

La première étape est bien évidemment d’utiliser la vitrine de l’association en question : sa page internet. Est-elle mise à jour régulièrement ? Y a-t-il suffisamment d’informations et d’exemples concrets de programmes de bénévolat? Le site web doit déjà donner une idée du sérieux de l’organisme et un aperçu de toute l’équipe et des actions mises en place par celle-ci.

Toutes les informations sur la mission doivent être claires et notamment sur les éventuels frais, ainsi que sur le rôle exact des bénévoles durant la mission. À défaut de trouver ces informations directement sur la page internet, la solution est d’envoyer un mail contenant toutes les questions essentielles.

La mission est-elle encadrée ou les bénévoles doivent-ils être autonomes ? Quel hébergement est proposé à l’équipe et sous quelle condition ?

Ces dernières années, le business lié au bénévolat et jouant de la bonne volonté des voyageurs a refroidi de nombreux volontaires. Certains orphelinats remplissent leurs établissements d’enfants ayant encore des parents dans le seul but est de gagner de l’argent. Une réalité toute aussi présente en Afrique où les lions sont parfois soignés avant d’être vendus à de richissimes chasseurs venus capturer leur trophée. Bien qu’aucun label ne puissent prouver le sérieux d’une association, l’important est de faire attention au rôle que joue l’association au niveau local.

Pour éviter toute cette mascarade, préférez les associations reconnues dans le pays, et surtout, cherchez à comprendre l’impact des missions de l’association au niveau local. Certaines associations proposent notamment d’aider les populations en profondeur afin d’éradiquer le problème à la source. Il est parfois préférable de soutenir et d’accompagner les populations dans de nouvelles activités économiques durables plutôt que de continuellement soigner des animaux blessés par le braconnage et la surexploitation. Bien sûr, l’un n’empêche pas l’autre. Mais il est important de vérifier que l’organisme solidaire est réellement utile sur la durée et non juste pour le plaisir des voyageurs.

Échanger avec d’ancien volontaire est une excellente idée pour limiter les doutes. Il est ainsi plus facile de poser toutes ses questions et bénéficier de retours d’expériences positives ou négatives.

Pour aller plus loin, il est également possible d’examiner les finances en cherchant sur le site internet d’où proviennent les fonds de l’association (dons ou autres) et comment l’argent est-elle répartie. L’ensemble des fonds doit être attribué à l’objet principal de l’association.

Choisir une association selon sa personnalité

La bonne association ou ONG est aussi une association qui vous convient. Chaque voyageur a ses aspirations, ses expériences et ses envies. Certains auront moins d’exigence sur le confort alors que d’autres seront moins regardant sur le prix de la mission.

La première question à se poser est le choix de la cause humanitaire. Plutôt sauvegarde de l’environnement, éducation, construction ? Il faut être avant tout très motivé. La mission humanitaire n’est pas une ligne de plus sur un CV. Elle découle d’une envie de s’engager et d’aider les autres sans attentes en retour.

Il est également important de se poser la question de la destination et du confort de l’hébergement. Le voyage humanitaire ne sera pas identique en pleine jungle amazonienne qu’en plein coeur d’une capitale. Pourtant, les deux sont possibles.

Enfin, la question du budget et de la durée du séjour est toute aussi essentielle que le reste. Ne pas oublier de prendre en compte les dépenses annexes à la mission ! L’assurance voyage doit notamment faire l’objet d’une attention particulière. Est-elle comprise dans le contrat de bénévolat ? Prévenir les risques est essentielle dans ce type de séjour qui dépasse largement le cadre du tourisme. Une fois toutes ces formalités réglées, il ne reste plus qu’à profiter de la mission et se donner à fond dans cette aventure !

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