Taxes d’aéroport et de billet d’avion : tout savoir

Publié le 06/03/2020 à 11h44 et mis à jour le 16/07/2020 à 12h28

Que vous l’achetiez en ligne ou auprès d’un voyagiste, le coût global d’un billet d’avion est le résultat d’un savant calcul faisant intervenir de nombreux paramètres. Son coût de base, comme les globe-trotters les plus chevronnés le savent, peut varier d’une façon étonnante en fonction de la date de réservation, de la date du vol, de la capacité de l’appareil ou encore de la concurrence des autres compagnies. À ce socle s’ajoutent ensuite un certain nombre de taxes et prélèvements obligatoires, qui surenchérissent de façon importante le prix du billet pour le voyageur sans qu’il ne s’en rende toujours compte.

En quoi consistent les taxes aériennes ? Assur-Travel vous propose ci-dessous un récapitulatif simple pour enfin tout comprendre.

Prix du billet d’avion : quels sont les principes de base ?

La tarification d’un billet d’avion est déterminée en toute liberté par la compagnie aérienne qui propose le vol, mais cette dernière n’en est pas moins soumise à une réglementation très précise. En Europe, ce sujet sensible est encadré par le règlement communautaire n°1008/2008 du 24 septembre 2008. Le texte établit notamment que le tarif proposé au client par la compagnie aérienne, le voyagiste ou encore la plateforme en ligne doit inclure l’ensemble des coûts connus, inévitables et prévisibles à la date de réservation.

Il est donc formellement proscrit de facturer a posteriori des coûts cachés et un principe de transparence s’impose, comme le rappelle d’ailleurs en France l’article L113-3 du Code de la consommation. Cela implique que toutes les taxes aériennes sont intégrées dès l’origine dans le prix proposé au client, et que la plupart d’entre elles sont même imprimées sur le billet pour sa complète information.

Quelles sont les différentes taxes sur le billet d’avion ?

Les taxes appliquées à un billet d’avion sont nombreuses et, selon les cas, peuvent profiter à l’État, mais aussi à l’autorité gestionnaire de l’aéroport voire à d’autres organismes. Par souci de simplicité et de lisibilité, chacune est identifiée par un code de deux lettres.

  • La « taxe d’aéroport » (QW) et la « redevance passager » (QX) sont perçues par l’aéroport. Elles permettent de financer les différents services et le fonctionnement général de l’aérogare. Leur montant est fixé par chaque aéroport dans la limite d’un plafond, compris entre 9,50 € et 14 € par passager selon la taille de l’aéroport.
  • La « taxe d’aviation civile » (FR) est perçue par l’État. Elle contribue au financement de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), qui a notamment pour mission de réguler le transport aérien au-dessus du territoire français.
  • La  « taxe sûreté, sécurité et environnement » (XT) est également perçue par l’État, et permet de financer les différents services de sécurité au sein de l’aéroport (contrôles des passagers et des bagages à l’embarquement, sécurisation du tarmac, sécurité incendie…).
  • La « taxe de solidarité » (IZ), également surnommée « taxe Chirac », est une contribution reversée au profit de différents organismes d’aide au développement international, dont le fonds de solidarité pour le développement (FSD) et UNITAID. Elle s’élève actuellement à 1,13 € pour un billet en classe économique et à 11,27 € pour un billet en première ou en classe affaires.

A compter de l’année 2020, une nouvelle « écotaxe » devrait par ailleurs s’imposer pour tous les vols intérieurs ou extérieurs au départ de la France, afin de faire contribuer les compagnies aériennes et les voyageurs à l’effort de réduction des émissions de CO2. Son montant sera compris entre 1,50 € et 18 € selon la classe et la destination.

Surcharge carburant et sûreté : de quoi s’agit-il ?

La « surcharge carburant et sûreté » (YQ) n’est pas techniquement une taxe aérienne, puisqu’elle qu’elle profite directement à la compagnie aérienne.

Par exception à la règle selon laquelle le coût affiché est total et définitif, la compagnie a en effet la possibilité d’appliquer une surcharge tarifaire sur un billet déjà réservé et payé, au plus tard 30 jours avant le départ et dans la limite de 10 % du prix initial du billet. Cela lui permet notamment de répercuter une augmentation récente :

  • des prix du carburant
  • de ses primes d’assurance
  • de ses dépenses de sûreté
  • des taxes aériennes

Si vous avez réservé vos billets longtemps à l’avance, vous n’êtes donc pas à l’abri d’un surcoût inattendu.

Les frais de dossier ou d’assurance sur le prix du billet d’avion

En plus du prix de base du billet et des différentes taxes, les voyageurs en quête d’un vol à bon prix peuvent souvent avoir la – désagréable – surprise de constater l’ajout automatique de quelques dizaines d’euros au titre de « frais administratifs » ou « frais de dossier ». Ces montants, qui dépendent de la plateforme utilisée, sont peu encadrés et ne sont en rien obligatoires : n’hésitez pas à tester plusieurs sites différents pour trouver le meilleur prix.

De même, de nombreuses réservations de billets d’avion incluent d’office une assurance annulation peu compétitive, ainsi que d’autres garanties parfois. Il est recommandé de rester attentif et de décocher tout ce qui vous intéresse pas ou vous semble trop cher.

Le recours à un assureur international spécialisé comme Assur-Travel peut vous permettre de réaliser d’intéressantes économies par rapport à l’assurance proposée par le voyagiste, tout en bénéficiant de garanties renforcées (annulation, rapatriement, indemnisation de la perte de bagages…). Prenez connaissance de nos formules dès maintenant !

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