Partir vivre en Thaïlande : le guide complet de l’expatrié

Publié le 29/04/2021 à 14h13 et mis à jour le 29/04/2021 à 16h27

Plages paradisiaques, coût de la vie abordable, climat tropical, la Thaïlande attire toujours autant d’occidentaux. Pour la retraite, trouver du travail, ou simplement par amour du pays, s’expatrier au pays du sourire demande pourtant de la préparation et quelques précautions. Partir vivre à l’étranger demande notamment de s’adapter à une nouvelle culture et de respecter les conditions administratives. S’informer est donc le premier pas vers une nouvelle vie réussie !

Découvrir la vie quotidienne thaïlandaise

Impossible de s’intégrer à la vie thaïlandaise sans en respecter les us et coutumes. Le respect est d’ailleurs le mot d’ordre des habitants. Pour être sûr de ne pas manquer de respect une fois installé en Thaïlande, il est essentiel de comprendre cette culture si particulière.

S’adapter à la culture thaïlandaise : le respect et le bouddhisme

Le pays du sourire n’est pas que plages et cocotiers. Bien que de nombreux expatriés choisissent cette destination pour son climat agréable donnant une impression de vacances permanentes, s’installer vivre dans un pays étranger demande aussi de s’adapter à sa culture.

La Thaïlande est un pays bouddhiste. La très grande majorité de la population est croyante et pratique la religion. Ce sont d’ailleurs les codes bouddhistes qui régissent la vie quotidienne des Thaïlandais pour qui le respect est extrêmement important. En témoignent les nombreux monuments et temples bouddhistes construits à travers tout le pays. Le temple est au centre de la vie des Thaïlandais qui confient aux moines l’éducation des enfants. Les habitants sont toutefois très ouverts aux autres religions puisque des minorités musulmanes, chrétiennes et autres vivent très bien dans le pays dans le respect le plus total.

Et c’est d’ailleurs par respect que les Thaïlandais ne s’énervent jamais. Quelle que soit la situation, perdre son calme et s’énerver est vu comme un aveu de faiblesse. Les habitants sont d’un calme déstabilisant et maîtrisent leurs émotions à la perfection. Malgré le trafic indécent de Bangkok, aucun automobiliste ou motard ne klaxonne ! Par respect, il en est demandé de même aux expatriés et touristes car s’énerver en pleine rue est très mal vu.

Pour se saluer, les Thaïlandais utilisent le « wai ». Ce geste se réalise en collant les mains tout en se penchant en avant par signe de respect. Toucher la tête d’une personne est un autre interdit : cette partie du corps est sacrée aux yeux des habitants.

Toujours dans l’idée de respecter son prochain, les Thaïlandais évitent de parler trop fort dans les lieux publics afin de ne pas déranger les voisins et portent des masques lorsqu’ils sont malades pour empêcher la contamination.

En tant qu’expatrié, il est important de connaître ces rituels et ces interdits. Par exemple, insulter ou caricaturer le roi de Thaïlande peut valoir une expulsion ou une peine de prison. La drogue est également un point auquel faire extrêmement attention en Thaïlande. Il est interdit d’en consommer mais également d’en porter sur soi, et ce, quel que soit le lieu où vous vous trouvez.

Il faut donc être très vigilant au quotidien. En cas de besoin, les Thaïlandais n’hésitent pas à aider les touristes et expatriés en difficulté pour le plus grand bonheur des voyageurs.

Quelle langue parler en Thaïlande ?

Pour s’expatrier, la question de la langue est extrêmement importante, beaucoup plus que pour de simples touristes. Alors que ces derniers peuvent se débrouiller en anglais pour se faire comprendre, au long-cours, apprendre la langue nationale est un véritable plus.

Le thaï est la langue officielle du pays. Aussi appelée « le siamois », cette langue nationale est parlée par environ soixante millions de personnes. Cependant, chaque région de Thaïlande possède son propre dialecte, ce qui complique un peu plus son apprentissage. Au nord-est, les habitants utilisent le thaï Isan, alors qu’au sud du pays, il s’agit du pak tai. Mais malgré ces différents dialectes, il est tout à fait possible d’apprendre les bases de la langue afin de communiquer plus facilement avec tous les habitants et s’intégrer plus rapidement. Un effort qui sera apprécié par les Thaïlandais.

Quelle qualité de vie espérer en Thaïlande ?

Entouré par la Birmanie, la Malaisie, le Cambodge ou encore le Laos, la Thaïlande offre une situation géographique parfaite pour découvrir l’ensemble de cette région asiatique. Les expatriés peuvent ainsi profiter de cet avantage pour faire du commerce avec les pays voisins ou bien étendre leur clientèle.

En ce qui concerne le climat, il est l’un des principaux attraits de la destination. De novembre à mars, les habitants profitent de température plutôt élevées. Il est facile d’atteindre les 40°c mais les température moyennes se trouvent plutôt autour de 28°c suivant la région. Un véritable plaisir pour les expatriés en manque de chaleur ! Les nuits sont également très chaudes. Le soleil est constamment présent.

Au contraire, de mai à octobre, le pays connaît d’abondantes pluies. De ce fait, la Thaïlande bénéficie de verdure et d’espaces naturels omniprésents au sein desquels les habitants peuvent pratiquer treks et randonnées pour se ressourcer. Cette nature préservée est un véritable cadeau pour le tourisme mais aussi pour profiter d’une qualité de vie exceptionnelle. La situation privilégiée entre le Golfe de Thaïlande et la mer d’Andaman, fait de la Thaïlande un endroit idéal pour les activités aquatiques. Snorkeling, plongée sous-marine, paddle, impossible de s’ennuyer, que cela soit pour des vacances ou pour y vivre au quotidien. Des destinations comme l’île de Koh Samui, la très belle ville culturelle de Chiang Mai ou encore la station balnéaire de Pattaya finiront de séduire les nouveaux expatriés.

L’ex-Royaume de Siam est donc un lieu agréable à vivre au quotidien. La gastronomie thaïlandaise, entre street-food et grands restaurants, développe de nombreux plats à base de riz et de crevettes mais également des spécialités plus atypiques comme l’alcool de scorpion.

Le coût de la vie est relativement bas et même avec un petit salaire ou une petite pension de retraite il est assez simple de s’en sortir en Thaïlande. Il faudra cependant éviter les stations balnéaires trop fréquentées où le prix de l’immobilier est un peu plus élevé.

Comment partir vivre en famille en Thaïlande ?

Partir vivre avec ses enfants en Thaïlande est tout à fait envisageable. Il faudra alors bien préparer sa progéniture au changement de culture et de rythme de vie. La scolarité en Thaïlande n’est pas une trop grande épreuve pour les enfants puisque celle-ci ressemble fortement au système français. Il est possible d’y inscrire ses enfants dès 3 ans. Viennent ensuite le primaire, le collège et le lycée, correspondant aux mêmes tranches d’âge qu’en France. Les enfants d’expatriés ne risquent donc pas d’être perdus. En revanche, l’enseignement est sensiblement différent et devra se faire en langue thaï. Les enfants apprennent également l’anglais dès le primaire. L’occasion pour les petits Français de s’intégrer en douceur dans leur nouvelle école.

Choisir d’inscrire ses enfants dans une école thaïlandaise est une excellente idée pour faciliter l’intégration. Les enfants apprennent alors à s’exprimer dans la langue locale et pourront se faire des amis. Ils sont d’ailleurs de très bons élèves lorsqu’il s’agit d’apprendre une nouvelle langue. En effet, les plus petits apprennent les langues étrangères comme des éponges, en quelques semaines seulement. Rien n’empêche d’inscrire les enfants au CNED afin qu’ils bénéficient également de l’enseignement à distance français.

Cependant, des écoles françaises sont aussi présentes dans la plupart des grandes villes. Ces dernières donnent l’occasion aux enfants expatriés de suivre le programme comme s’ils étaient dans l’Hexagone. De la maternelle à la terminale, l’enseignement est dispensé en français et permet de bénéficier du niveau de l’éducation nationale et de suivre une scolarité jusqu’au baccalauréat tout en vivant à l’étranger. Il existe notamment le Lycée français de Bangkok, l’école Phuket BKK Language School ou encore l’école francophone de Pattaya.

Comment travailler en Thaïlande ?

La marché de l’emploi n’est pas l’eldorado tant convoité par beaucoup d’expatriés. Même si les Français jouissent d’une bonne réputation, la réglementation du pays défavorise parfois les étrangers. Mais avec un bon bagage et un objectif professionnel établi, il est possible d’atteindre son but.

Comment trouver du travail ?

Trouver un emploi avant de partir est une sécurité mais pas une obligation. Il est tout à fait possible de demander un visa non-migrant afin de s’installer dans le pays, puis chercher du travail une fois sur place. Le visa non-migrant est aussi valable pour les retraités ou les personnes souhaitant étudier ou tout simplement vivre dans le pays.

Pour trouver un emploi une fois sur place, le plus efficace est de contacter l’assistance de la Chambre de commerce franco-thaïe. Cet organisme aide les expatriés français dans la recherche d’un emploi via des ateliers organisés de façon régulière. Non seulement ces ateliers permettent d’optimiser ses chances de trouver du travail, mais cela permet également de se construire un réseau en rencontrant d’autres Français dans la même situation.

Il ne faut donc pas hésiter à côtoyer les groupes d’expatriés qui se forment un peu partout en Thaïlande. Ces derniers se retrouvent pour faire des sorties, découvrir le pays, parler des difficultés de la vie sur place, etc. Ils sont autant de chances de se faire un réseau et de trouver du travail.

Quels sont les secteurs qui embauchent ?

La Thaïlande fait en sorte de protéger et privilégier les locaux plutôt que les expatriés. Ainsi, les entreprises n’ont le droit de demander que dix permis de travail. Pour chaque permis de travail étranger, l’entreprise se doit de travailler avec quatre Thaïlandais.

Certains métiers sont également interdits pour les expatriés. C’est notamment le cas pour des professions comme guide touristique, coiffeur, menuisier, ou encore médecin. Au total, 39 métiers sont interdits aux expatriés. D’autres emplois peuvent s’avérer difficiles d’accès à cause de la barrière de la langue, notamment les métiers de la communication ou de l’administration.

Pourtant, les Français sont particulièrement appréciés dans le domaine de l’ingénierie. Plus le niveau d’études est haut et plus les chances de trouver un emploi et de se démarquer de la concurrence sont importantes. Les étudiants sortant des écoles d’ingénieurs françaises sont ainsi très recherchés. Que cela soit dans le domaine de l’industrie, des hautes technologies ou de l’aéronautique, les emploiyeurs ouvriront leurs portes à ce type de profil. Il en est de même pour les professionnels de l’hôtellerie et de la bijouterie, deux secteurs pour lesquels les Français sont particulièrement compétents et appréciés.

Le petit plus pour un expatrié ? Être polyglotte et pouvoir se déplacer à l’international.

En attendant de trouver le poste rêvé, ou pour profiter de toutes les régions du pays du sourire, il est envisageable de faire des petits jobs, notamment dans le milieu du tourisme. Mais attention à ne pas empiéter sur les catégories de postes interdits aux étrangers. Il est par exemple possible de devenir moniteur de plongée, commis de cuisine ou bien encore serveur.

Il est également possible d’exercer des métiers d’indépendants comme professeur d’anglais, traducteur, graphistes, rédacteur web, l’idéal pour les nomades digitales.

Est-il possible de créer son entreprise en Thaïlande ?

Tout comme pour devenir employé, devenir entrepreneur est un parcours semé d’embûches mais pas impossible. Alors que la Thaïlande autorise la création d’entreprise, les étrangers ne peuvent cependant pas être actionnaire à plus de 49 % de la société. Il est donc primordial de bien s’entourer afin de trouver des actionnaires de confiance.

Il faudra par contre respecter ensuite la règle d’un travailleur étranger pour quatre professionnels thaïlandais. Ces règles doivent impérativement être respectés afin d’éviter de grosses amendes, une expulsion du pays ou même la prison.

Comment obtenir son visa pour la Thaïlande ?

Impossible de s’expatrier à l’étranger sans le précieux sésame : le visa. Mais pour travailler sur place, le simple visa ne suffit pas. Il faut aussi se procurer un permis de travail. C’est uniquement avec ces deux papiers que les étrangers peuvent être en règle.

La première chose à faire est donc d’obtenir un visa. Un Français peut se rendre en Thaïlande sans visa mais ne pourra pas rester plus d’un mois. Et il est désormais de plus en plus compliqué de se rendre dans les pays voisins pour prolonger le séjour sans avoir de visa.

Cela peut donc être une solution pour mettre un pied en Thaïlande, mais il faudra vite trouver un visa en adéquation avec le but du séjour.

Il faut alors demander un visa de non-immigrant.

Les visas de non-immigrant peuvent être délivrés pour travailler, prendre sa retraite, étudier, etc. La demande doit être faite à l’ambassade de Thaïlande à Paris, ou bien une fois sur place.

Différents visas conviennent aux expatriés travailleurs. Le Visa B sera notamment parfait pour les voyages d’affaire de trois mois maximum. Le visa B-A est quant à lui utilisé par les entreprises qui font elles-mêmes la demande pour leurs futurs employés étrangers. Ce type de visa est délivré pour un an. Le visa IB, lui, est destiné aux investisseurs et créateurs d’entreprise. Il est soumis à des conditions strictes, toujours dans le but de protéger l’emploi des Thaïlandais. Un dernier visa est réservé aux enseignants. Pour l’obtenir il est nécessaire de présenter une attestation d’emploi et de présenter un casier judiciaire vierge. Un dernier visa a été créé en 2018 : le Smart Visa. Ce dernier est d’une validité de quatre ans et permet aux investisseurs et cadres supérieurs de rester sur le territoire sans avoir de contrat de travail. Il autorise également le regroupement familial.

Une autre catégorie de visa autorise les entrées multiples sur le territoire thaïlandais. Il autorise alors les allers-retours avec les pays voisins sur une durée maximum d’un an et coûte 5 000 THB (environ 150€).

C’est seulement une fois le visa délivré que les voyageurs peuvent faire la demande du permis de travail. La demande doit être faite au Département du travail thaïlandais de la région de l’entreprise d’accueil. Un livret de travail est délivré par les autorités et devra être signé par la personne concernée. Sera également apposé un tampon sur le passeport afin de prouver votre situation en cas de contrôle.

Le permis de travail est valable aussi longtemps que la durée donnée par le visa. Ce dernier reste toutefois plus important que le permis de travail. Il est nécessaire de renouveler le permis en cas de changement d’entreprise.

Une fois le permis en poche, une demande de carte d’identité fiscale devra être faite. Celle-ci délivre alors un numéro d’identification fiscale (TIN) afin d’être en règle avec l’administration thaïlandaise.

Il faudra cependant se présenter aux autorités tous les trois mois.

Face à l’augmentation du nombre d’expatriés en Thaïlande, les autorités deviennent de plus en plus exigeantes. Le royaume demande notamment de virer 1800€ tous les mois sur un compte bancaire thaïlandais afin de s’assurer que les étrangers aient les moyens de subvenir à leur besoin.

Quel budget pour partir vivre en Thaïlande ?

Le coût de la vie en Thaïlande est l’un des principaux arguments des expatriés. Beaucoup plus économique qu’en France, les expatriés peuvent bénéficier d’une vie confortable au pays du sourire. Même si certaines villes balnéaires peuvent se révéler plus chères que la moyenne, les loyers, les transports et la nourriture restent des dépenses relativement basses dans l’ensemble du pays.

Combien dépenser pour le loyer en Thaïlande ?

S’expatrier en Thaïlande, pour plusieurs mois, ou plusieurs années, nécessite de trouver un logement sur le long terme. Un logement confortable et accessible financièrement afin de ne pas dépenser tout son budget dans le loyer. Il faut donc commencer par éviter les grosses stations balnéaires comme Hua Hin dont les loyers font partie des plus élevés du marché. En arrivant en Thaïlande, il est possible de commencer par louer une chambre à la journée. Mais attention, en Thaïlande, les hôtels sont les seuls à pouvoir louer à la journée. Il faut donc faire attention aux propositions sur les plateformes type Airbnb.

Trouver un logement à long terme est assez facile dans le pays. Beaucoup d’expatriés choisissent la solution du condominium. Le condominium est une grande résidence proposant des appartements meublés avec services. Il n’est pas rare d’y trouver de grandes piscines. De plus, ces établissements se trouvent souvent proches d’un centre commercial afin d’accéder facilement à tous les services (de loisirs, de nourriture, etc).

Le condominium est une solution très facile et efficace. Il suffit de contacter le responsable de l’établissement qui peut attribuer un appartement dans la journée. Une photocopie du passeport et un dépôt en liquide peuvent suffire pour intégrer l’établissement. Déjà meublés, les appartements peuvent donc être loués directement. Il faut compter en moyenne 100€ par mois les 10m2.

Il est aussi possible de louer des appartements classiques. La majorité d’entre eux sont loués par les agences. Certaines agences parlent anglais et peuvent donc faciliter les choses pour les étrangers qui ne parlent pas thaïlandais. Les loyers d’appartement vont de 150€ par mois à plus de 1000€ par mois en bord de mer dans les villes les plus huppées.

Depuis 2013, la Thaïlande a facilité les démarches pour que les étrangers puissent également acheter un logement. Il faut cependant avoir le capital nécessaire pour acheter sans avoir à faire de prêt bancaire. Une maison de 130m2 coûte un peu moins de 250 000 euros proche de la mer. Mais attention aux risques de tsunami. Il est conseillé de se loger à plus de 2 km des plages. Dans les terres, les maisons sont plus abordables. Et attention, une terrasse est comptée comme surface habitable en Thaïlande.

Il est donc conseillé de bien réfléchir avant d’acheter un bien immobilier. Cependant, il sera toujours possible de mettre le bien en location en cas de retour en France.

Combien dépenser dans les moyens de transport thaïlandais ?

Voitures, tuk-tuks, scooters, le trafic thaïlandais est assez déstabilisant. Malgré l’affluence de tous types de véhicules motorisés, aucun klaxon ne retentit. Les Thaïlandais restent calmes quelle que soit l’épreuve. Mais pour les occidentaux, il est difficile de s’habituer à l’absence d’organisation de la circulation. Les voitures tentent de se frayer un chemin parmi les tuk-tuks, tandis que les scooters monopolisent les trottoirs pour éviter les bouchons. Dur d’être un piéton ! Surtout à Bangkok.

Pour se déplacer, impossible donc d’échapper au scooter. Très économique, il est possible d’en louer un pour à peine 6€ la journée, ou environ 100€ le mois. Ce moyen de transport permet d’être libre de ses mouvements et de pouvoir se déplacer facilement dans les rues ou en campagne. En règle générale, la police thaïlandaise tolère le fait de ne pas avoir de permis moto. Dans le cas contraire, l’amende de 15€ autorise les conducteurs à rouler encore quelques jours sans permis. Il ne faut cependant pas oublier le casque obligatoire et le fait que la conduite se fait à gauche !

Il est également possible de faire appel à des véhicules comme Uber ou Grab pour se déplacer dans la ville et les environs ou bien utiliser les taxis collectifs locaux : les songthaews. Ces mini-bus entassent souvent une dizaine de passagers sur des bancs à l’arrière du véhicule. Ce type de transport est très économique pour se déplacer sur de petites distances.

Pour voyager dans le pays, le plus économique reste les bus ou les avions quand il y a des aéroports.  Il faut compter environ 10h de bus pour 3h en avion. Cependant, voyager en bus permet de profiter des paysages splendides sur la route. Une vue qu’il est également possible d’admirer en train. En revanche, les lignes de train sont beaucoup moins développées que les autres transports. Il faut compter 890 THB pour un trajet Bangkok / Chiang Mai de 12 heures environ. Pas de TGV en Thaïlande. Il faut se contenter des 4 lignes de train plutôt lentes.

Combien dépenser pour la nourriture en Thaïlande ?

Se nourrir en Thaïlande n’est pas le plus gros budget pour un expatrié. Les prix sont bien moins élevés qu’en France et faire ses courses est une opération assez peu coûteuse. Les aliments locaux comme le riz, les œufs, les fruits et les légumes sont plutôt économiques. Acheter une douzaine d’oeufs coûte en moyenne 1,60€. Il faudra en revanche débourser un peu plus pour des produits importés comme le fromage ou encore le vin.

Manger à l’extérieur est aussi une bonne affaire puisque les repas de street-food coûtent environ 2€ ou 3€. Manger dans un restaurant assez basique revient entre 3€ et 10€ le repas tandis qu’un restaurant un peu plus chic coûtera facilement entre 15€ et 20€. Des tarifs qui restent tout à fait abordables en comparaison de prix dans l’hexagone.

Quelles sont les autres dépenses à prendre en compte en Thaïlande ?

Quelles santé et sécurité en Thaïlande ?

La Thaïlande est un pays où il est facile d’accéder à internet et toutes sortes de communications. La 4G est développée dans toutes les grandes villes du pays. Le plus pratique est alors d’acquérir une carte SIM prépayée pour moins de 10€ pour un mois. Il est ensuite possible d’acheter des recharges régulièrement entre 2€ et 15€.

L’abonnement à internet dans un appartement coûte environ 620 THB (18€) alors qu’une ligne de téléphone fixe coûte un peu plus de 3€ par mois. En attendant d’avoir accès à internet, il est aussi possible de se rendre dans un cyber café pour à peine un euro l’heure. La plupart des cafés proposent également un accès à internet via wifi.

Internet n’est pas la seule charge à payer au quotidien en Thaïlande. La location d’appartement demande également de prendre en charge l’électricité et l’eau. Pour avoir accès à l’eau potable, il faut compter entre 2€ et 10€ par mois. Du côté de l’électricité, compter en moyenne 12€ par mois. En utilisant souvent la climatisation, la facture peut monter jusqu’à 30€ par mois.

Quelles santé et sécurité en Thaïlande ?

Partir vivre à l’étranger est une démarche qui doit être réfléchie. Et l’un des aspects qui doit être impérativement pris en compte est celui de la santé. Avant de partir en voyage, il est impératif de faire un point sur ses vaccins.

Bien qu’aucun vaccin ne soit obligatoire pour vivre en Thaïlande, le mieux est de s’assurer de l’actualisation des vaccins universels comme le DTCP et hépatite B. Faire un rappel du vaccin diphtérie-tétanos-poliomyélite est également une bonne idée. Enfin, une vaccination contre l’hépatite A et contre la fièvre typhoïde n’est pas de trop. Tout comme le vaccin contre la rage en cas de morsure d’une animal errant.

Un rendez-vous chez le médecin quelques mois avant le départ permet de faire un bilan de santé général pour partir serein.

En Thaïlande, l’essentiel est de faire attention aux moustiques et à l’eau non potable. En effet, tout le pays n’est pas encore équipé en eau potable. Il est conseillé d’acheter des bouteilles d’eau par précaution afin d’éviter une intoxication.

La pollution est aussi un facteur à prendre en compte pour les personnes en difficulté respiratoire. Les grandes villes comme Bangkok ne sont pas l’idéal pour des personnes souffrant d’asthme ou autre.

Les expatriés doivent également être prudent quant à leur sécurité. Bien que la Thaïlande soit un pays plutôt sûr, le site de France Diplomatie déconseille formellement la frontière avec la Malaisie et celle avec la Birmanie. Attention également dans la ville de Bangkok aux vols ou agressions.

Enfin, afin de couvrir les éventuels frais de santé sur place, il est conseillé de souscrire à une assurance santé pour expatrié. Rapatriement d’urgence, hospitalisation, tout doit être pris en compte afin d’éviter les mauvaises surprises et vivre son expatriation dans les meilleures conditions.

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