Volontariat international en entreprise (VIE) : comment bien s’assurer ?

Publié le 02/07/2020 à 10h30 et mis à jour le 16/07/2020 à 12h01

Instauré en 2000, le Volontariat International en Entreprise (VIE) permet à des jeunes professionnels de travailler hors de France. Après la signature du contrat, plusieurs formalités permettent de partir l’esprit tranquille. L’une d’elles est la question de l’assurance voyage. Dans cet article vous trouverez tous nos conseils pour bien vous assurer.

S'assurer lors d'un VIE : une obligation ?

Sauf cas exceptionnels, l’assurance voyage n’est pas obligatoire pour partir en VIE. Cependant, certains pays exigent des volontaires une assurance complémentaire. Sans assurance, le visa ne leur sera pas délivré. Avant de vous envoler vers votre pays d’accueil, pensez à vérifier cette information auprès de l’Ambassade de France.

En tant que volontaire, vous êtes rattaché à la Sécurité Sociale française. Généralement, les problèmes médicaux rencontrés lors d’un séjour à l’étranger ne sont couverts ni par la Sécurité Sociale ni par votre mutuelle. Sans couverture adéquate, les frais médicaux peuvent rapidement s’avérer coûteux. Pour partir en toute sérénité, il est fortement recommandé de souscrire une assurance volontariat lors d’une mission de VIE.

Que comprend une assurance volontariat ?

La plupart des compagnies d’assurance proposent des formules adaptées aux besoins des expatriés. Elles couvrent les problèmes de santé et matériels. Les principales garanties offertes sont :

  • la prise en charge des frais médicaux ;
  • la prise en charge des frais d’hospitalisation ;
  • le rapatriement sanitaire ;
  • la responsabilité civile à l’étranger ;
  • la perte, le vol ou la destruction des bagages.

Votre assureur peut également prendre en charge un soutien psychologique ou une assistance juridique en cas de litige.

À quoi faire attention lors d'une souscription à une assurance volontariat ?

Sur le marché de l’assurance, il existe une kyrielle de compagnies, formules et contrats possibles. Toutes ne se valent pas. Avant de vous lancer dans l’aventure du VIE prenez le temps de lire les détails de chaque contrat. Pour vous aider dans cette démarche, voici une liste d’éléments auxquels vous devriez faire particulièrement attention :

  • le délai de carence : il s’agit du délai qui sépare la date de la souscription et celle à laquelle la couverture prend réellement effet. Un délai de carence trop long vous ferait partir sans être couvert.
  • le plafond de prise en charge des frais d’hospitalisation : c’est le montant journalier d’hospitalisation couvert par l’assurance. Selon le pays d’accueil ces frais peuvent s’élever à plusieurs milliers d’euros par jour. C’est notamment le cas aux États-Unis, au Canada ou encore en Australie. Un plafond insuffisant vous obligerait à payer de votre poche une partie de vos soins.
  • l’assistance téléphonique : c’est elle que vous contactez en cas de souci. Une assistance téléphonique 24h/24 et 7j/7 vous permet de communiquer avec votre compagnie d’assurance à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Cela est particulièrement utile si vous travaillez dans un pays avec un décalage horaire important.
  • le plafond de remboursement des bagages : en cas de vol ou de perte des bagages, votre assurance peut rembourser une partie de la valeur totale de vos biens. Ce montant est plus ou moins élevé. Si vous partez en VIE avec du matériel onéreux, il est important de vérifier le plafond de remboursement. Si celui-ci s’avère insuffisant et que vous emportez des biens onéreux, notamment du matériel électronique, vous pouvez assurer vos appareils séparément.
  • les motifs d’annulation couverts : dans une assurance annulation tous les motifs ne sont pas couverts. Certains assureurs ne remboursent qu’en cas d’événement exceptionnel tels que le décès ou la maladie. D’autres couvrent des motifs dits « justifiables ».

Quelle assurance choisir pour une mission de VIE ?

Chaque assurance possède ses particularités. Avant de signer un contrat, demandez un devis. Le tarif proposé varie généralement en fonction de :

  • votre âge ;
  • votre pays d’accueil ;
  • la durée de votre séjour ;
  • les activités prévues (sport extrême par exemple).

Si vous partez dans un pays de l’Union Européenne, pensez à demander votre carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Valable deux ans, elle se demande en ligne directement sur le site de la Sécurité Sociale. Bien qu’elle ne remplace en aucun cas une assurance volontariat, elle vous facilitera la tâche en cas d’accident ou de maladie dans un pays de l’Espace économique européen ou en Suisse.

Souscrire à une assurance pour une mission de VIE vous permet de profiter pleinement de votre séjour hors de France. L’esprit serein, vous savez que quoi qu’il vous arrive vous serez en contact direct avec des personnes parlant votre langue maternelle. Plus qu’une formalité, une souscription est l’assurance d’un séjour sans mauvaise surprise.

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