Vivre et travailler à Dubaï : le guide ultime de l’expatrié

Publié le 04/03/2020 à 09h30 et mis à jour le 01/09/2020 à 19h14

En famille, en solo, pour des opportunités de travail ou par passion pour la ville de Dubaï, la vie d’expatrié se prépare. Les nouveaux arrivants doivent faire face au changement de culture, de lois, de langue et comprendre le fonctionnement des Émirats Arabes Unis pour un départ réussi !

Comment se passe la vie quotidienne à Dubaï ?

Grande puissance pétrolière, les Émirats Arabes Unis sont la nouvelle destination de nombreux expatriés venus chercher le travail et la qualité de vie que représente la grande ville de Dubaï. Aussi moderne et futuriste que traditionnelle, la capitale économique du pays est une destination à laquelle il faut apprendre à s’adapter.

Quelles sont les particularités de la vie sociale dubaïote ?

La vie aux Émirats Arabes Unis est riche culturellement. Des nationalités du monde entier s’entrecroisent et doivent apprendre à vivre ensemble tout en respectant les règles de vie dubaïotes. Un exercice pas toujours aisé bien que très enrichissant.

Mais la plus grande particularité de Dubaï, et des Émirats Arabes Unis en général, est la présence de la religion dans la vie quotidienne. Il suffit de passer une journée dans la ville pour noter que les croyances prennent une place importante. Cinq fois par jour, l’appel à la prière résonne dans les rues de la ville. Une habitude qui peut paraître surprenante et déstabiliser les premiers jours, mais qui devient vite normale.

La religion musulmane façonne le rythme de vie des Dubaïotes, mais aussi leur façon de se comporter. Et ces règles de société sont peut-être les plus dures à respecter pour les occidentaux. La culture du pays interdit notamment de se tenir la main ou d’embrasser une personne dans les lieux publics. Toute démonstration d’affection peut être réprimandée et passible d’amende ou de prison. Une réalité qui n’est pas toujours facile à accepter d’autant plus que l’avortement et la contraception d’urgence sont également interdit. L’ensemble des moyens de contraceptions est aussi très réglementé puisque seules les femmes mariées peuvent les utiliser. Cependant, l’usage du contraceptif et de la pilule reste tolérés pour les célibataires. Mais attention ! Être enceinte sans être mariée peut valoir l’expulsion du pays, voire un petit tour en prison. Une situation à ne pas prendre à la légère. Il en est de même pour les couples homosexuels qui peuvent être condamnés à plusieurs années de prison si ces derniers se font surprendre dans la rue.

Pourtant, Dubaï et les Émirats Arabes Unis reste malgré tout l’une des destinations du Moyen-Orient, et plus particulièrement du golfe persique, les plus ouvertes sur la liberté en général et celle des femmes en particulier. Même si toutes les tenues ne sont pas acceptées, le voile n’est pas imposé et les femmes ont la possibilité de conduire ou travailler, ce qui n’est par exemple pas le cas en Iran. Une femme peut donc trouver un emploi à Dubai tout aussi facilement qu’un homme.

Les fêtards doivent également bien se tenir ! L’alcool fait partie du lot d’interdictions qui touchent le domaine public. Attention donc à ne pas finir ivre après une soirée privée un peu trop arrosée, de risque de se faire arrêter dans la rue. Une attitude très contrôlée à respecter d’autant plus lors de la période du Ramadan. Des caméras de surveillance sont installées dans presque tous les lieux publics. Un contrôle qui peut faire peur mais qui fait aussi de la ville, l’une des villes les plus sécurisées.

Dubaï se présente malgré tout comme un lieu de vie sociale accueillant et très rythmé de jour comme de nuit. Impossible de s’ennuyer dans la ville. Les supermarchés sont d’ailleurs ouverts sans interruption, même la nuit, et ce, tous les jours de la semaine. Restaurants, bars, clubs, tout est fait pour se relaxer après une longue journée de travail. Et inutile d’attendre le week-end ! L’ensemble des expatriés se retrouvent régulièrement pour décompresser tout au long de la semaine. Une semaine qui se termine le mercredi ou jeudi soir, selon la tradition musulmane. Le vendredi est donc la journée du repos et la semaine suivante commence le dimanche.

Entre collègues ou entre expatriés originaires du même pays, la vie nocturne s’organise notamment via des groupes Facebook. La plupart des Français s’échangent ainsi les idées de sorties et de coins intéressants à visiter. Cette communauté française, très présente à Dubaï, permet également de profiter de conseils dès l’arrivée et de se sentir accompagnés.

L’occasion de rencontrer du monde et de profiter de la chaleur dubaïote pour organiser des sorties. Une chaleur qui peut se révéler écrasante. Car, même si la ville est entièrement climatisée, une fois dans la rue, rien ne protège les passants du soleil extrêmement fort de l’été. Les températures peuvent ainsi monter facilement jusqu’à 40 degrés en plein été.

Comment s’organise la vie familiale à Dubaï ?

Les Emirats Arabes Unis n’attirent pas seulement de jeunes actifs célibataires. De plus en plus de familles décident de partir vivre à Dubaï pour une ou plusieurs années, et parfois même définitivement. Quitter son pays natal avec ses enfants posent beaucoup de questionnements, notamment sur l’éducation.

Les enfants doivent s’adapter au fonctionnement d’un nouveau système scolaire. La solution la plus envisagée par les expatriés pour éviter un changement trop brutal est d’inscrire les enfants au sein d’un établissement francophone. À Dubaï, il en existe 5. Les parents ont donc le choix entre le Lycée Jean Mermoz, le Lycée Français International de Dubaï, la Swiss International Scientific School, Lycée Français International Georges Pompidou et le Lycée Libanais Francophone Privé. Mais ne vous fiez pas aux apparences ! Dans ce cas, l’appellation lycée comprend la scolarité de la maternelle jusqu’au baccalauréat.

Pour être sûr d’y trouver une place, il est nécessaire d’inscrire ses enfants très tôt. Les inscriptions se font dès fin décembre ou courant janvier. Pour éviter le risque de se retrouver sur liste d’attente, le mieux est de contacter les établissements avant même le début des inscriptions et demander toutes les informations sur le nombre de places disponibles, etc. Sans oublier de demander le coût de la scolarité qui peut s’avérer très élevé. Certaines entreprises acceptent de prendre en charge la scolarité des enfants de leurs employés expatriés. Mais ce n’est pas le cas de tous les employeurs. Le prix doit donc être pris en compte et réfléchi avant de s’engager.

Il est important également de comprendre que le fonctionnement de la scolarité n’est pas le même qu’en France. À Dubaï, l’amplitude horaire des cours est beaucoup moins importante que dans l’hexagone. Ainsi, les élèves peuvent finir leur journée en début ou milieu d’après-midi. Pour les occuper, la plupart des établissements proposent bien sûr des activités extra-scolaires. Un système bien différent donc, mais qui est souvent apprécié par les enfants contents de profiter de leur après-midi.

Les parents se voient aussi obligés de préparer le repas de leur progéniture chaque jour. En effet, le système de cantine n’est pas coutume aux Emirats Arabes Unis. À chacun de préparer et amener son repas à l’école.

Pour aider les parents dans ces tâches du quotidien il est courant pour les habitants de Dubaï de bénéficier de l’aide à domicile. Il est assez facile de trouver l’employé idéal. À chacun ensuite de choisir si la personne est logée à domicile ou en dehors du domicile. Cette personne peut apporter du soutien pour l’entretien de la maison, la garde des enfants mais aussi la préparation des repas, etc. Un vrai soulagement le temps de trouver un nouveau rythme familial.

Et pour les amoureux des bêtes, impossible d’amener son chien sans droit d’entrer sur le territoire. Pour se faire, plusieurs critères doivent être respectés. À commencer par la race du chien. Toutes les races ne sont pas acceptées aux Émirats Arabes Unis. Sont notamment interdits les pit bull, mastif, dogue argentin, tosa inu, staffordshire terriers, ainsi que toutes les races croisées avec l’une de ces races. Les chiens-loups ne sont également pas acceptés (loup de saarloos, chien-loup tchécoslovaque, etc).

Le chien doit posséder une puce électronique, être à jour dans ses vaccins (surtout contre la rage) et avoir au moins 4 mois pour entrer sur le territoire. Une fois sur place, les propriétaires doivent l’enregistrer chaque année en se rendant à la municipalité. Toujours dans l’idée du respect et de la bonne conduite dubaïote, les chiens doivent obligatoirement être tenus en laisse dans les rues et ont l’interdiction de se trouver sur une plage pour des raisons d’hygiène.

Les étapes pour travailler aux Émirats Arabes Unis

Dubaï a connu un fort développement économique ces dernières décennies. De grands bâtiments ont été construits, des hôpitaux et cliniques ont été créés, et le tourisme n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui. Face à cette arrivée importante d’expatriés et de visiteurs, Dubaï a besoin de mains. De nombreux secteurs recrutent ainsi régulièrement à l’échelle internationale.

Utiliser le réseau sur le marché de l’emploi à Dubaï

Bien que se présentant avec un taux de chômage plutôt élevé sur tout le territoire (environ 14%), les Émirats Arabes Unis ne se sont jamais aussi bien porté économiquement. Grande puissance du Moyen-Orient, le pays compte bien continuer à développer ses secteurs d’activités dans les années à venir. Et le pétrole n’est plus son unique source de richesse.

Peu à peu, la ville de Dubaï étend le domaine d’activité du pays en attirant de grands groupes internationaux. Les avantages fiscaux proposés par le pays séduisent de plus en plus d’entreprises. C’est pourquoi, chaque année, plus de 20 000 Français décident de poser leurs bagages à Dubaï dans l’idée de trouver du travail.

Le domaine de l’informatique recrute notamment de nombreux Français réputés pour exceller dans le domaine et bénéficier de bonnes formations d’ingénieur. Les entreprises recrutent ainsi afin de développer les services clients aujourd’hui tous numérisés.

Le tourisme de luxe a également de beaux jours devant lui. Boutiques de luxe, hôtels, restaurants, tous les établissements recherchent régulièrement des personnes motivées mais surtout expérimentées dans le domaine. Car même si les offres d’emploi affluent, les recruteurs dubaïotes cherchent avant tout des profils ayant déjà exercés plusieurs années dans un domaine précis. Et devant le nombre de candidatures reçues, ces derniers peuvent s’offrir le luxe de choisir le meilleur profil.

Tout se passe grâce au réseau. C’est d’ailleurs pourquoi le réseau social professionnel LinkedIn fonctionne particulièrement bien à Dubaï. De nombreux recruteurs utilisent ce moyen afin de trouver le travailleur idéal au poste correspondant. Personnels de santé, professeurs des écoles, analystes financiers, chaque profil peut faire l’objet d’une attention particulière.

Comment trouver un travail à Dubaï ?

Trouver des offres d’emploi pour Dubaï n’est pas la partie la plus compliquée du processus de recrutement. Des sites comme Jobsindubai.com ou encore Expat.com sont excellents dans le recensement des offres disponibles. Le site de l’ambassade de France aux EAU est aussi un excellent moyen de prendre contacte avec le pays et obtenir quelques informations quant aux offres d’emploi disponibles.

Seulement, pour réussir à décrocher un entretien, il est nécessaire de se démarquer. Impossible de prétendre à un poste dans la ville de Dubaï sans pouvoir communiquer aisément en anglais. L’ arabe n’est cependant pas obligatoire mais peut représenter un plus et peser dans la décision finale.

Le mieux étant de se démarquer grâce à une spécialité ou des compétences plutôt rares afin d’attirer l’attention des recruteurs.

Par chance, les francophones attirent spécialement les entreprises en recherche de savoirs français dans le domaine de la restauration et de l’hôtellerie mais aussi dans le domaine informatique. Des entreprises françaises peuvent aussi chercher à recruter parmi la communauté francophone afin de trouver une véritable cohésion d’équipe sans barrière de langue.

Une fois recrutés par une entreprise, les expatriés ont besoin d’un sponsor afin de pouvoir commencer les démarches administratives. Un sponsor est une sorte de tuteur (une personne, une entreprise ou un organisme) qui se porte en quelque sort garant du travailleur, non seulement dans le domaine professionnel mais aussi dans la vie quotidienne. C’est pour cette raison que les employeurs font particulièrement attention au sérieux des personnes qu’ils recrutent afin d’éviter de futurs problèmes.

Le plus souvent, c’est au sponsor de se charger des démarches afin d’obtenir le visa mais aussi de trouver un logement et de payer le billet d’avion. Il pourra cependant être nécessaire de faire traduire quelques documents officiels afin de régulariser les démarches.

Une fois la personne arrivée au pays, l’entreprise s’occupe des démarches pour obtenir un permis de résidence et un permis de travail délivré par la Direction générale de Résidence et des Affaires étrangères de l’émirat et tamponné sur le passeport.

Attention ! Les porteurs de maladie comme la tuberculose, l’hépatite B ou les personnes séropositives ne peuvent obtenir de visa pour Dubaï. Il est également plus difficile pour une personne âgée de plus de 50 ans d’obtenir un permis de travail. Enfin, impossible d’entrer sur le territoire si le passeport comporte déjà un tampon venant d’Israël. Dans ce cas précis, le mieux est de refaire un passeport neuf.

Vous l’aurez compris, l’entrée aux Émirats Arabes Unis est très stricte. Les voyageurs doivent accepter de donner empreintes digitales, rétiniennes et ADN pour pouvoir être accepté sur le territoire des Émirats Arabes unis.

Comment se déroule la vie professionnelle dubaïote ?

Les conditions de travail aux Émirats Arabes Unis sont particulières. Une fois le permis de travail accordé, l’employeur est dans le droit de conserver le passeport de son employé. Une mesure qui permet à l’employeur de s’assurer que son nouveau salarié respecte les règles. En effet, si le nouvel expatrié souhaite démissionner, il lui faudra respecter à la lettre les procédures afin d’éviter d’être renvoyé en France avec l’interdiction de revenir aux Emirats Arabes Unis.

Travailler à Dubaï signifie également donner de son temps. La semaine de travail dubaïote est de 48 heures. Seulement, la plupart des Dubaïotes travaillent beaucoup plus. Les heures supplémentaires sont fréquentes afin de combler tous les besoins et toutes les tâches. Mais beaucoup d’employés profitent également de ces heures pour gonfler le salaire. Il est ainsi facile d’atteindre les 60h ou 65h par semaine. Des semaines bien souvent épuisantes compensées par toutes les activités de détente proposées par la ville.

Mais le travail à Dubaï propose bien évidemment beaucoup d’avantages à commencer par le salaire qui double par rapport à la moyenne des salaires français. Ainsi, bien que les Émirats Arabes Unis n’aient pas de salaire minimum (et donc aucune assurance de gagner un bon salaire même pour les expatriés), le salaire moyen est estimé à environ 3 000 euros par mois.

Les expatriés installés à Dubaï profitent également d’avantages pour alléger le budget quotidien. Les entreprises offrent notamment un logement, des billets d’avion, un véhicule, et parfois même l’assurance santé expatriés pour Dubaï ou les frais de scolarités des enfants si besoin. Des avantages à négocier dès le début du recrutement pour en tirer le meilleur. Les négociations sont courantes dans le monde du travail dubaïote, il ne faut surtout pas hésiter à échanger avec la hiérarchie.

Une grosse majorité d’expatriés profitent de ces quelques années de travail pour mettre de côté et se constituer une épargne plus que rassurante. Et aux Émirats Arabes Unis, il y a de quoi profiter de son salaire puisque qu’aucun impôt sur le revenu ni impôt sur la fortune n’est prélevé. Tout le salaire revient donc directement à l’employé. Cependant, aucune allocation chômage ne sera donnée en cas de licenciement.

Pour se reposer, les employés gagnent deux jours de congés pour un mois travaillé en début de contrat. À partir d’un an d’ancienneté, les travailleurs peuvent prétendre à un total de trente jours par an, plus dix jours fériés. En ce qui concerne les femmes, le congé maternité est porté à douze semaines. Tout cela peut être négocié dans le contrat de travail dès le départ.

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Quel budget pour partir vivre à Dubaï ?

Entre les courses alimentaires, le logement, les transports et les dépenses annexes, la vie à Dubaï peut se révéler aussi exorbitante que le salaire proposé par les entreprises. Si ces dernières ne proposent pas de logement ou autres avantages pour alléger les charges, il est primordial de bien négocier son salaire afin de ne pas crouler sous les dépenses. La plupart des expatriés estiment qu’une moyenne de 2500€ est nécessaire pour vivre dans la capitale économique des Émirats Arabes Unis.

Combien coûte un logement à Dubaï ?

La plus grosse part du budget d’un Dubaïote est consacrée au logement. Si l’entreprise ne se charge pas elle-même de la location d’un appartement, il est parfois tout de même possible de négocier avec ses employeurs afin qu’ils prennent en charge une partie des frais. Mais le prix du logement varie selon les quartiers de la ville et le confort proposé par l’infrastructure. Downtown, Jumeirah Village Circle, Silicone Oasis, Sport city, Motor city, il faut compter en moyenne 1500€ de loyer par mois. Certains quartiers peuvent descendre à 1000€ alors que d’autres monteront jusqu’à 2000€, voire plus lorsqu’il s’agit de très grand appartement. À savoir : plus les édifices s’éloignent du centre-ville, plus les prix dégraissent.

Pour trouver une location, il est possible de chercher dans les petites annonces sur internet ou bien de faire appel à une agence immobilière (attention toutefois aux arnaques !). Une fois le logement repéré, les locateurs doivent débourser l’intégralité des loyers de la première année. Bien sûr, cela n’est pas toujours possible. C’est pourquoi de plus en plus de propriétaires acceptent de recevoir la somme totale en trois ou quatre fois. Mais le contrat liant le propriétaire et le locataire reste malgré tout d’une durée d’un an.

Et impossible de réduire les coûts de location en choisissant la colocation. Celle-ci est en effet interdite. Seuls les couples mariés peuvent choisir de vivre ensemble sans entrer dans l’illégalité.

Pour éviter de payer trop cher, le plus efficace reste de choisir des établissements un peu moins confortables. Beaucoup d’établissements (notamment les appartements) incluent la piscine, la salle de sport et parfois même un supermarché. Toutes ces installations justifient le prix élevé demandé aux locataires. Pour réduire le coût, il est donc préférable de choisir un immeuble plus simple ou bien une maison individuelle qui n’inclura pas tous les frais de copropriété.

Louer un appartement ou une maison implique également des frais d’eau et d’électricité gérés par la « Dubai Electricity and Water Authority » (la DEWA). Les prix peuvent largement varier en fonction de la taille du logement mais aussi de la saison. La climatisation fonctionne énormément l’été faisant ainsi grimper la facture. Il faut compter entre 100€ et parfois 1000€ de facture par mois. La facture comprend également la taxe d’habitation municipale établie à 5 % du loyer.

Combien dépenser dans les moyens de transport ?

Plusieurs solutions s’offrent aux habitants de Dubaï pour se déplacer. Le réseau de transport en commun est assez peu utilisé mais propose des lignes de métro, de bus et de tramway. Les cartes NOL silver et NOL gold permettent de profiter facilement de l’ensemble du réseau. Il suffit ensuite de les recharger en fonction des besoins de déplacements au quotidien. La carte NOL gold est une carte donnant accès à plus de confort avec des espaces plus grands.

Bien que les transports en commun puissent dépanner de temps en temps, le transport le plus utilisé reste la voiture. Pays du pétrole oblige, l’essence est bien évidemment moins chère qu’en France. Celle-ci coûte en moyenne 0,57€ le litre. Le coût d’une voiture est aussi souvent moins élevé qu’en France et permet de profiter d’une certaine autonomie pour parcourir toute la ville. Certaines entreprises proposent également des voitures de fonction afin de faciliter les déplacements de ses employés. Mais conduire à Dubaï demande énormément de concentration. Les Dubaïotes ne respectent pas beaucoup le code de la route et la conduite peut s’avérer dangereuse en heure de pointe.

Quoi qu’il en soit, avant d’acheter une voiture, les expatriés doivent faire toutes les démarches nécessaires pour obtenir le permis de conduire local. Celui-ci sera valable deux ans. Pour l’obtenir de nombreux papiers doivent être fournis parmi lesquels la carte d’identité des Émirats, le permis de conduire du pays d’origine, une lettre du sponsor, un test oculaire, etc. Les démarches se font ensuite au bureau des permis RTA et coûtent une centaine d’euros.

Un autre moyen de locomotion permet de se déplacer aisément dans Dubaï : le taxi. Un moyen de transport, complété par l’offre de voitures Uber, qui reste accessible de jour comme de nuit. En centre-ville, le trajet revient en moyenne à 4€ ou 5€. Il serait dommage de ne pas en profiter.

Combien dépenser pour la nourriture à Dubaï ?

Avec le logement et les transports, la nourriture est l’une des parties qui prend le plus de place dans le budget total. En ce qui concerne les courses, continuer à acheter des produits français dans un magasin Carrefour n’est pas une bonne idée pour économiser. Les produits français sont généralement beaucoup plus chers que les produits locaux. En choisissant des produits locaux, le coût des courses revient à peu près au même niveau que les courses en France. Pas de grandes surprises de ce côté là.

Spinneys, Choithram, plusieurs chaînes de supermarchés permettent de faire ses courses à n’importe quel moment du jour (ou de la nuit). Les magasins et plusieurs sites internet proposent également la livraison à domicile afin de faciliter le quotidien des travailleurs débordés.

Et pourquoi ne pas profiter des nombreux restaurants de la ville ? Avec l’arrivée de différentes nationalités, la ville a vu exploser le nombre et le genre de restaurants. Presque toutes les nationalités y sont représentées. Et il est bien sûr possible de profiter des délices de la cuisine française, même à l’autre bout du monde. Sur place ou livré à domicile, les restaurants sont une excellentes façon de découvrir la multiculturalité de Dubaï. Il faut compter environ 70€ pour un menu de deux personnes. Cependant, le vin n’est bien évidemment pas de mise. Seuls les dîners en privé le permettent.

Quelles sont les autres dépenses à prendre en compte à Dubaï ?

Pour être confortable et rester connecté en toutes circonstances, il sera nécessaire de souscrire à un abonnement internet. À Dubaï, les habitants ont le choix entre les opérateurs Etisalat et Du. Comme en France, ces deux opérateurs proposent plusieurs abonnements en fonction des besoins de chaque client, et donc différents prix. Mais impossible de concurrencer le marché français ! L’accès à internet est assez cher aux Émirats Arabes Unis. Il faut compter 70€ minimum pour obtenir une box. Accompagné d’un forfait téléphonique, la facture peut vite monter à 150€ ou plus. Virgin Mobile s’est notamment installé sur le marché dubaïote de la téléphonie en proposant des forfaits à partir de 10€ (sans box internet). Un bon forfait monte cependant très vite aux alentours de 50€.

Dubaï est une ville connectée. Les problèmes de télécommunications sont très rares et presque tous les lieux publics sont équipés de la wifi gratuite. De quoi profiter d’une connexion toujours optimale.

Et pour communiquer par courrier ou recevoir des colis, la location d’une boîte postale est nécessaire. Le facteur n’est pas une tradition aux EAU. Le service postal est assuré par une entreprise privée. Il est alors possible de louer cette boîte postale auprès de son entreprise ou bien d’en louer une directement pour un peu moins de 50€ par an.

La santé fait également partie des dépenses à ne pas oublier dans un projet d’expatriation. Celle-ci doit être prise en charge par l’entreprise d’accueil. En l’absence de sécurité sociale, les soins aux Émirats Arabes Unis peuvent parfois devenir de vrais gouffres financiers en cas de gros soucis. Il est donc largement recommandé de bien faire attention aux termes du contrat au moment de l’embauche afin de connaître toutes les modalités nécessaires aux remboursements, et de souscrire à une assurance pour expatriés si la première n’est pas suffisante.

Enfin, l’éducation des enfants peut aussi peser dans la balance. Les écoles francophones coûtent extrêmement cher. Une année d’école peut coûter entre 6000€ et 12000€. Certaines entreprises décident de prendre en charge l’inscription à l’école et d’autres non. Il s’agit donc d’une dépense à ne pas négliger au moment de la négociation du contrat.

Et pour la garde des enfants, une nourrice demande entre 700€ et 900€ par mois si celle-ci est logée chez ses employeurs. Dans le cas contraire, le salaire peut monter jusqu’à 1200€.

Au quotidien, la vie dubaïote n’est donc pas donnée. La clé est avant tout de négocier salaire et avantages afin de ne pas se retrouver coincé en fin de mois !

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