Saviez-vous que 5 années d’expatriation sans cotisation aux régimes de retraite français font perdre rien de moins que 25% sur la retraite de base et la retraite complémentaire ?

Ceci s’explique par la perte de droits non accumulés pendant cette période mais aussi la perte de ceux acquis grâce aux cotisations en France.

ASSUR TRAVEL ne peut que conseiller à tous nos courtiers partenaires et à tous les expatriés de bien se pencher sur cette question capitale avant de partir à l’étranger.

Même si la plupart des sociétés françaises qui envoient des expatriés proposent une continuité des cotisations aux régimes français, ce n’est pas le cas pour les nombreux jeunes qui partent travailler à l’étranger un peu à l’aventure avec souvent des contrats locaux. Pour que cette continuité existe il faut absolument cotiser à la Caisse des Français de l’Etranger (CFE).

Cela permet la poursuite de droits au régime de base et par le paiement de cotisations (patronales et salariales) aux régimes complémentaires Arrco et Agirc par l’intermédiaire de la CRE (Caisse de retraite des expatriés) et de l’Ircafex (pour les cadres).

Les régimes locaux peuvent imposer de cotiser également, cela revient à payer deux fois, mais le salarié bénéficiera de prestations dans chacun des régimes (français et local). Le problème des régimes locaux, c’est qu’ils sont presque toujours inférieurs à ceux de la France, qui a un système obligatoire des plus généreux au monde.

Pour ceux qui ne bénéficient pas de cette continuité, le montant de leur retraite va dépendre du pays où ils exercent et de l’existence d’un accord avec le régime de sécurité sociale française. Ainsi pour faire simple s’il y  a un accord avec le pays concerné, il sera moins pénalisant de cotiser uniquement dans le régime local car la durée de cotisation sera bien retenue en France dans le calcul des droits.

Par contre aucun point de retraite ne sera acquis dans les régimes complémentaires français. Pour bénéficier de ces points de retraite en France, il faut donc cotiser à la CRE et à l’Ircafex mais cela coûte très cher.

Il faut compter 9,5% du salaire brut jusqu’au plafond de la sécurité sociale française (soit 37 548 € en 2014) et près de 23% au-delà !

En conclusion ASSUR TRAVEL ne peut que recommander aux expatriés de se rapprocher de la CFE car en l’absence d’accord de sécurité sociale dans le pays d’expatriation, l’expatrié ne touchera aucune retraite « française ». Sur 1 millions d’expatriés, à peine 48 000 le font aujourd’hui. Soit il y a réel manque d’information, soit il est aussi possible que les expatriés français n’aient pas confiance dans la pérennité du système de retraite français et choisissent des alternatives 100% privée.